Syndrome néphritique

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Le syndrome néphritique est un ensemble de symptômes révélant une inflammation d'une partie des reins, les glomérules. Ce syndrome se développe surtout suite à une infection ORL mal ou peu soignée et se guérit dans la plupart des cas rapidement. L'inflammation des glomérules entraîne une altération temporaire de la fonction rénale qui donne des symptômes caractéristiques, comme l'apparition de protéines ou de globules rouges dans les urines, une poussée d'hypertension artérielle ou une insuffisance rénale aiguë.

Qu'est-ce que le syndrome néphritique ?

Le syndrome néphritique est causé par une glomérulonéphrite, c'est-à-dire une inflammation des glomérules rénaux.

Qu'est-ce qu'un glomérule rénal ?

Le rein est l'organe de l'élimination des déchets. Il permet l'excrétion de produits toxiques et de déchets via l'urine et participe à la régulation de la pression artérielle.

Le rein est composé d'unités fonctionnelles, les néphrons, constitués de glomérules rénaux. Les glomérules rénaux sont des petites pelotes de vaisseaux permettant la filtration sanguine.

Qu'est-ce qu'une glomérulonéphrite ?

Une inflammation rénale est appelée néphrite (nephr signifie rein en grec). Cette inflammation peut toucher différentes parties du rein. Quand elle touche les glomérules rénaux on parle de glomérulonéphrite. Ce type d'inflammation apparaît de façon brutale et provoque un ensemble de symptômes appelés syndrome néphritique.

Quelles sont les causes du syndrome néphritique ?

Le syndrome néphritique peut être déclenché par différentes situations.

La plupart du temps, l'inflammation des glomérules à l'origine de ce syndrome est provoquée par :

  • une infection ORL à streptocoques B hémolytiques (bactérie) mal soignée, mais d'autres micro-organismes peuvent être impliqués ;
  • certaines maladies chroniques comme le lupus ou certaines endocardites (infection cardiaque) ;
  • des abcès profonds ;
  • la maladie de Berger, maladie auto-immune atteignant les reins.

Bon à savoir :avec la prise en charge rapide des affections ORL et le développement de l'antibiothérapie, les glomérulonéphrites liées à une infection ORL sont en nette diminution en Europe.

Symptômes du syndrome néphritique

L'inflammation des glomérules perturbe la fonction rénale. Ainsi peuvent apparaître les symptômes suivants :

  • des signes infectieux comme une forte fièvre, des céphalées apparaissant brusquement ;
  • des signes biologiques comme une protéinurie (présence de protéines dans les urines) et une hématurie (présence de sang dans les urines) ;
  • des œdèmes (gonflements) ;
  • des signes de défaillance de la fonction rénale comme une oligurie (faible émission d'urines) ;
  • une hypertension artérielle.

Diagnostic du syndrome néphritique

Le diagnostic est d'abord orienté par les signes biologiques comme une présence de protéines et d'hématies (cellules sanguines) dans les urines. En effet, quand les reins fonctionnent normalement, les urines ne contiennent ni de protéines ni de sang (les protéines sont filtrées par les glomérules).

Bon à savoir : on peut parfois compléter le diagnostic par une biopsie.

Traitement du syndrome néphritique

Quels sont les traitements curatifs ?

Dans la majorité des cas, le syndrome néphritique est lié à une infection ORL. Le traitement comprend du repos, associé à une réhydratation complétée de mesures diététiques et une antibiothérapie. Ce syndrome se résorbe de lui-même en quelques jours.

Pour les syndromes néphritiques liés à des pathologies chroniques, la prise en charge peut inclure une corticothérapie (utilisation de corticoïdes), l'utilisation de certains anti-inflammatoires ou de l'héparine.

Existe-t-il un traitement préventif ?

Les infections ORL doivent être prise en charge rapidement et doivent faire l'objet d'un bon suivi médical afin d'éviter toute complication infectieuse.

La fonction rénale des personnes souffrant de maladies chroniques doit être étroitement surveillée afin d'éviter l'installation d'une insuffisance rénale aiguë.

Syndrome néphritique : qui consulter ?

Le médecin généraliste reste le médecin de référence qu'il convient de consulter. Une consultation avec un médecin spécialisé peut être envisagé.

Le néphrologue, médecin spécialisé dans l'étude des pathologies rénales ou l'urologue, médecin spécialiste des voies urinaires, peuvent apporter un complément au diagnostic.

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